
Soudain, entre deux voiles nuageux, le sommet surgit comme une apparition. Effleuré par une lumière d’automne douce et rasante, il perce la masse mouvante des nuages, imposant et silencieux. Là-haut, le vent glisse le long des arêtes et disperse la brume en volutes légères, révélant un instant les lignes austères de la montagne avant de les engloutir de nouveau.
Plus bas, dans la haute vallée de la Clarée, les couleurs de saison embrasent les pentes : ocres, cuivres et ors répondent aux gris bleutés du ciel.
Un univers préservé où la montagne, souveraine, ne dévoile sa silhouette qu’à ceux qui savent attendre, patiemment, que les nuages s’écartent.